Lalla Mamina arrive doucement, telle une brise chaude au parfum de menthe. Partout où elle passe, les sourires apparaissent et les moments perdus. Voici son histoire.
On raconte qu’au cœur d’un petit atelier artisanal de Fès, un maître verrier aurait un jour fabriqué un verre à thé unique en son genre. Comme il s’agissait d’un verre à thé très spécial et charmant, il lui avait donné un doux surnom : Mamina.
Dès cet instant, elle a compris qu’elle n’était pas un simple verre à thé. Sa mission était claire : représenter le Maroc et son art de vivre.
Guidée par une promesse tacite, elle se lance dans un voyage à la recherche de la menthe marocaine la plus rare et la plus pure, un trésor parfumé qui, une fois trouvé, ne la quitterait plus jamais.
Pendant des années, Mamina a parcouru le Maroc d’un bout à l’autre, des brises marines de Fnideq aux dunes dorées de Dakhla, en passant par les ruelles animées de Casablanca, les boulevards élégants de Rabat, et jusqu’aux horizons lointains de Figuig.
A Marrakech, sur la place Jemaa el-Fna, elle devient la compagne des conteurs, attentive à chaque mot et toujours prête à accompagner un beau conte.
Plus au nord, Essaouira vibrait au rythme des musiciens gnaouas qui faisaient résonner leurs chants en son honneur. Et dans les ruelles bleues de Chefchaouen, elle inspirait les visiteurs à prolonger leur séjour juste pour savourer un autre verre de thé parfumé.
Mais un jour, poussée par la curiosité, Mamina prend le large et quitte les côtes marocaines.
En Espagne, elle s’est essayée au flamenco, virevoltant au son des guitares sans en renverser une seule goutte. À Paris, elle murmurait aux passants : « Le véritable art de vivre, c’est de prendre le temps autour d’un thé à la menthe. »
En Belgique, elle a goûté aux fameuses frites croustillantes, en partageant le thé avec un sourire chaleureux, tandis qu’aux Pays-Bas, elle s’est laissée charmer par les vastes champs de tulipes et les moulins à vent, tout en sirotant son infusion préférée.
Puis, à New York, elle devient la mascotte d’un café branché de Brooklyn où sont organisées des soirées « Mint Tea & Chill ».
Partout où elle posait ses pieds imaginaires, Mamina transportait les couleurs du Maroc : les parfums envoûtants des souks, le calme doré du désert et le rire contagieux des Marocains autour d’un plateau d’argent.
Elle servait plus qu’un simple verre : elle offrait un moment de convivialité, un pont entre les cultures.
Aujourd’hui, Mamina est reconnue comme l’ambassadrice du thé marocain. Si respectée et aimée qu’on la surnomme affectueusement Lalla Mamina partout dans le monde.
Et si un jour vous tombez sur un petit verre finement décoré qui vous envoie un sourire entendu, arrêtez-vous un instant.
Derrière ce sourire se cache sûrement Lalla Mamina, gardienne des instants précieux, prête à vous offrir plus qu’un simple thé mais une pause de chaleur humaine, parfumée à la menthe fraîche et illuminée par la beauté simple de la connexion retrouvée.



